Why private property? II

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Nuffield College, Oxford University, 5-6/11/2020

Lien vers le site du colloque : http://whyproperty.org/

Call for papers : http://whyproperty.org/index.php/call-for-papers-2/

 

Why private property? II  

How does the ecological crisis challenge contemporary theories of property?

La crise écologique annoncée de manière répétée par le GIEC invite à repenser la théorie de la propriété. L’exploitation des ressources fondée sur la distribution de droits de propriété privée montre de manière de plus en plus nette ses limites. Si le mode de production capitaliste est incapable de générer les mécanismes d’autolimitation nécessaires pour contenir la crise écologique annoncée depuis près de quarante ans, est-il possible de modifier l’institution de la propriété privée qui en est le fondement ou s’agit-il d’envisager des alternatives radicales ? Cette question se pose avec d’autant plus d’importance que l’idéologie de la propriété privée s’appuie sur un contraste entre le propre et le commun qui est lui aussi remis en cause par les évolutions modernes de la production et la question des externalités. Toute chose appropriée est insérée dans un environnement dont certains traits relèvent du commun (droit à un air non pollué, à environnement sain, à une eau potable, etc.), de sorte que cette distinction semble de plus en plus arbitraire et inadaptée à la complexité des relations de co-dépendance des relations de production. Dans cette conférence, nous souhaitons rassembler des théoriciens du politique, des économistes, des sociologues ou encore des juristes en vue de penser comment la crise écologique oblige la théorie politique contemporaine à repenser la question de la propriété privée.

The ecological crisis repeatedly announced by the IPCC invites us to rethink why private property is legitimate. Resource exploitation based on the concentration in a few hands of private property rights has shown its problems. Since the capitalist mode of production is unable to generate the limitation mechanisms needed to contain the ecological crisis announced for nearly forty years, it is time to rethink the legitimacy of the institution of private property that constitutes its basis, or alternatively to consider other options in terms of property rights. This question arises with even more importance as the classical representation of private property as an absolute right is based on the contrast between the common and the private that is also called into question by modern developments in the organization of productive activities, as exemplified by current debates on externalities. Any appropriated thing remains part of a wider environment on which it has an impact, so that it can affect features of that environment that are traditionally seen as common (right to clean air, to an healthy environment, to safe and clean water, etc.). This opposition between the private and the common therefore seems increasingly arbitrary and inappropriate to think the complexity and the multiplicity of relations between things involved in the production process. In this conference, we want to bring together political theorists, economists, and sociologists or lawyers to think about how the ecological crisis forces theory contemporary politics to rethink the question of private property.